Secret de Famille


Secret de Famille.


Un secret, contrairement à ce que tout le monde pense, n'est pas forcément mauvais. Nous pouvons cacher certaines choses parce que nous avons honte, bien évidemment, mais, nous pouvons les cacher pour être les seuls à en profiter.

Hélène était assise devant une petite table, face à Leonard. Le jeune homme avait à peu près le même âge qu'elle, si ce n'était un ou deux ans de plus. Il était atteint de la trisomie 21, maladie malheureusement incurable. La jeune femme passait souvent le voir, elle essayer de passer au moins une fois par semaine.
Les deux adolescents jouaient aux petits chevaux la partie était pratiquement terminée. Tout en lançant les dés, Hélène continua à lui parler.

Hélène :
Je n'aurais jamais du l'embrasser. On commençait à se rapprocher et, je ne voulais pas tomber amoureux de lui, je savais que je souffrirai... puis il est arrivé.

Leonard :
Qui ?

Elle passa les dés au jeune homme. C’était à son tour de jouer. En faisant ce mouvement, elle c'était demandé si elle pouvait lui répondre. Après tout, peu importe ce qu'elle pouvait lui dire, ça ne sortirai jamais de cet établissement. Hélène posa ses yeux sur sa main et prit une profonde inspiration.

Hélène :
Guillaume...

Un secret, contrairement à ce que tout le monde pense, n'est pas forcément mauvais. Enfin, pas tous...



Alexia venait d'arriver au Lycée. Il pleuvait des cordes, elle s'abrita donc rapidement sous le plus grand arbre de la cours. La jeune femme ne voulait pas rentrer immédiatement, elle voulait attendre Guillaume. Le temps qu'il n'arrive, elle décida d'allumer une cigarette. Même si Guillaume voulait qu'elle arrête, elle, ne le voulait pas. Et comme il n'était pas encore là, autant en profiter.
Au même moment, Charles, qui, lui aussi venait d'arriver, courait sous la pluie. Alors qu'il s'apprêtait à s'abriter à l'intérieur du lycée, il s'arrêta net, sous la pluie. Il se retourna et vit Alexia, seul, sous l'arbre. Le jeune homme commença à s'approcher, d'une, pour ne plus se faire tremper, de deux, pour parler à Alexia de ce qui c'était passé la veille.

Charles :
- Alexia ! Qu'es-ce que tu fais ici ? Tu es trempée !

Alexia :
- J'attends Guillaume

Charles n'aimait pas entendre ce nom. Il ne l'aimait vraiment pas. A cause de lui sa réputation était réduite à néant. Mais bon. Il était venu pour parler à Alexia, et c'est ce qu'il allait faire.

Charles :
- Je voulais te parler d'hier... dans la voiture.

Alexia :
- Il n'y a rien à dire. J'ai eu peur et... ça ne voulais rien dire.

Charles continua à la fixer, Alexia en faisait de même. L'un avait le regard doux, cherchant à tout prix à comprendre, l'autre, avait le regard dur et n'avais aucune envie d'en discuter.

Alexia :
- Va-t’en. Je t'ai embrassé parce que j'avais bu, parce que j'avais peur et de toute façon, je n'ai pas oublié ce que tu m’as fait.

Alexia et Charles continuaient à se faire face. Sans dire un mot, ils se dévisageaient. La pluie continuait à tomber. A l'abri sous l'arbre, seul quelques gouttes tombaient de temps à autre sur les cheveux des deux jeunes adolescents. Malgré le bruit de la pluie. Alexia entendit tout de même quelqu'un s'approcher, en courant à travers les flaques d'eau. Elle se retourna et vit Guillaume s'approcher d'eux. Elle se retourna et s'adressa une dernière fois à Charles.

Alexia :
- Va-t’en...

Guillaume arriva enfin aux côtés d'Alexia et de Charles. Il s'approcha donc de sa copine, déposa délicatement sa main sur son dos et l'embrassa. Charles lui lança un regard froid. Regard que Guillaume ne prit pas la peine de commenter. Sur ce, Charles fit demi-tour et se mit à courir en direction du lycée, laissant les deux jeunes amoureux ensemble.

Guillaume :
- Je ne t'ai pas vu partir hier, pourquoi tu ne m'as pas attendue ?

Alexia :
- Justement, à propos de ça, il faut que je te parle...

***

Charles venait d'arriver à l'intérieur du lycée. Trempé, comme la majorité des élèves, il se mit à grogner seul dans on coin, avant d'aller rejoindre Anthony et Hilary.

Charles :
- Vu le prix qu'il faut payer pour entrer dans ce lycée, ils pourraient au moins mettre un abri.

Charles retira sa veste. Et se dirigea au même endroit que chaque matin, c'est à dire, dans le couloir où se trouvaient les salles d'histoire. Pourquoi cet endroit ? Et bien, parce qu'il y avait des fauteuils, cinq pour être précis.
Lorsque Charles arriva, les cinq fauteuils étaient déjà pris. Il y avait Hilary, Anthony, Hélène, et deux autres adolescents. Charles s'approcha d'Anthony tout en gardant son regard posé sur l'un deus deux autres adolescents.

Charles :
- Dégage de ce fauteuil...

Anthony s'exécuta, laissant la place à Charles qui prit place. Anthony, à défaut d'un autre fauteuil, s'adossa contre le mur.

Hilary :
- Tu es parti bien tôt hier, et pas avec n'importe qui...

Hilary regarda Charles d'un air joueur. Lui, regardait les deux adolescents d'un regard noir, et Hélène lança un regard interrogateur à Hilary.

Hélène (à l'intention de Charles) :
- Avec qui est tu partis ?

Charles (à l'intention des deux adolescents) :
- Que faites-vous là ?

Charles ne prit pas la peine de regarder Hélène. Sachant tous qu'il ne ferait rien d'autre avant d'avoir une réponse, Hilary, Anthony et Hélène regardaient les deux adolescents. Hilary regarda Anthony, et reposa son regard sur Charles. Pourquoi : "Que faites vous là ?". En effet, Daniel, l'un des deux adolescents avait l'habitude d'être avec eux.

Hilary :
- euh... Dan' à l'habitude d'être avec nous...

Elle regarda Daniel. Peut-être que lui allait lui donner une réponse.

Charles :
- Je suis au courant... Dan. D'ailleurs, je t'avais prévenu de ne pas t'approcher d'elle.

Hélène :
- Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il a fait ?

Charles et Daniel se dévisageaient un moment. Il y eu un silence de mort. Tous regardaient un coup Charles, un coup Daniel.
Au moment où Daniel allait enfin expliquer ce qu'il avait fait, la sonnerie retentit. Le jeune homme en profita pour échapper à Charles. Ils le regardaient partir puis, à leur tour, ils se levaient pour aller en cours.

***

Alexia, Guillaume, Pauline, Charles, Daniel, Hilary... tous, à cette heure ci, se trouvaient dans la même salle. Ce matin, ils faisaient leur première dissection. Guillaume était assit, comme d'habitude, à côté d'Alexia. Tout deux avaient mis leur blouse. Alexia n'avait pas vraiment envie d'ouvrir cette pauvre souris. Guillaume s'en chargea donc, avec plaisir. Tout en mettant les gants, et en lisant les instructions, Guillaume parla à Alexia.

Guillaume :
- Au fait... on n’a pas vraiment eu le temps de parler tout à l'heure.

Il lui lança un coup d'œil taquin. Alexia eu un petit sourire.

Guillaume :
- De quoi voulais-tu me parler ? A propos d'hier ?

Alexia :
- Et bien... Hier je... Charles m'a raccompagné...

Guillaume la regarda, sans vraiment la regarder. Il était plus occuper à couper la souris là où il fallait, en essayant de faire le moins de dégât possible. A son tour, il eu un léger rire.

Guillaume :
- Et c'est tout ! Je m'attendais à autre chose, quoi je ne sais pas mais bon...

Alexia :
- Et je l'ai embrassé...

Guillaume referma les ciseaux d'un coup sec. Sans s'en rendre compte il perfora l'abdomen du petit animal. Il ne bougea plus. Il se redressa, doucement, et regarda Alexia, qui était plus que mal à l'aise.

Guillaume :
- Tu... tu as été honnête... Je... je n'aurais pas eu ce cran.

Alexia :
- Alors tu... tu ne m'en veux pas ?

Guillaume :
- .. Non, par contre... il faudra que je te parle ce soir...je... je me dois d'être honnête envers toi.

***

Au même moment, Pauline, qui se trouvait à côté de Daniel resta silencieuse. La jeune femme aussi ne se sentait pas vraiment à l'aise en présence de ces souris, elle avait donc laissé Daniel s'occuper de la dissection.
Pauline ne faisait que regarder. Ni l'un ni l'autre ne se regardaient, ni même ne se parlaient pour échanger leurs points de vues sur la petite bête. Une bonne dizaine de minute venaient de s'écrouler et, Daniel daigna enfin parler. Ou plutôt, il marmonna une phrase de façon à ce que seul Pauline puisse l'entendre.

Daniel :
- Il est au courant...

Pauline lui lança un regard, un regard inquiet, puis, elle regarda Charles.

Pauline :
- Il faudra être plus prudent.

Daniel :
- Pourquoi ne pas tout lui dire ?

Pauline :
- A ton avis...

Pauline regarda de nouveau à la table de son frère. Lui et Hilary étaient morts de rire.

***

Toujours au même moment, Charles, qui était assit à côté d'Hilary, la regardait ouvrir le petit animal. En effet, il n'avait aucune envie de faire une chose aussi répugnante.

Charles :
- Alors, comment ça se passe avec Anthony ?

Hilary :
- Et bien, il est toujours aussi amoureux de moi

Charles :
- Ce n'est pas un peu barbant de le voir tout les jours, toutes les heures ? C'est limite s'il ne dort pas avec toi tout les jours...

Hilary :
- Et bien, disons que je prends mon rôle très à cœur.

Charles se mit à sourire. Hilary aussi puis, tout les deux se mirent à rire. Le professeur s'approcha d'eux et regarda ce qu'ils venaient de faire, heureusement que c'était du bon travail.

***

Les deux heures de dissection venaient de se terminer. Charles sortit parmi les premiers, accompagné par Hilary. Juste à côté de la porte, se trouvait Hélène. Elle voulait parler à Charles. Lorsqu'elle le vit enfin sortir, elle l'interpella. Il hésita un moment puis, se décida à la suivre.
Les deux adolescents s'isolèrent dans un couloir, histoire de pouvoir parler sans être dérangé.

Charles :
- Je me doutais que tu allais revenir.

Il s'approcha d'elle et tenta de l'embrasser. Hélène posa sa main sur son torse et le repoussa doucement. Charles ne supporta pas vraiment ce refus. Il lui lança un regard glacial.

Charles :
- Qu'est-ce que tu veux alors ?

Hélène :
- Juste te parler... J'ai... hier, quand je t'ai embrassé, je... je voulais juste confirmer l'un de mes sentiments.

Charles :
- Comment ça ?

Hélène :
- Et bien, nous couchions ensemble de temps en temps...et, depuis le mois de juin... je pensais avoir des sentiments envers toi.

Charles eu un léger rire. Il secoua légèrement la tête pour reprendre ses esprits et regarda de nouveau Hélène, pour connaitre la suite.

Hélène :
- ... Depuis ce que tu as fait à Guillaume, je ne ressens plus rien pour toi et, quand je t'ai embrassé, je voulais en avoir la confirmation...

Charles :
- et alors ?

Hélène :
- Je n'ai bel et bien plus aucuns sentiments, du moins, amoureux, envers toi.

Charles :
- Et c'est tout !

Hélène :
- Non, je... je crois que je suis...

Deux personnes s'approchaient d'eux, riant aux éclats. Hélène se coupa directement, elle ne voulait pas que quelqu'un d'autre entende ce qu'elle avait à dire.
Charles lui, fit quelques pas en avant, pour voir qui c'était. Ils avaient cessés de rire en effet, maintenant, ils étaient en train de s'embrasser. Charles écarquilla les yeux. Il s'approcha d'eux, tira le jeune homme en arrière et lui colla son poing sur la figure. Daniel tomba sur le ventre, le nez en sang.

Charles :
- Je t'avais dis de ne pas t'approcher d'elle...

Pauline :
- Charles...

Le jeune homme lança un regard glacial à sa sœur. Jamais il n'avait eu un tel regard. Il avait formellement interdit à sa sœur d'approcher Daniel. Charles regarda rapidement Daniel, qui essayait de se relever puis, faisant demi-tour, il partit, seul, laissant Pauline, Daniel et Hélène derrière lui.

***

Tout le reste de la journée sembla bien calme. Guillaume essayait d'éviter le plus possible Alexia, il n'avait pas assez de courage pour lui dire ce qu'il avait à lui dire. Pauline resta auprès de Daniel, révélant ainsi à tout le lycée qu'ils sortaient ensemble. Charles resta silencieux toute la journée, il surveillait Daniel, tout en essayant de ne pas trop s'énerver. Hélène, elle était totalement perdue, elle ne savait pas quoi faire, ni même avec qui parler. Elle aussi voulait rester seule.

***

17H00 sonnait enfin. Guillaume termina sa journée mais, resta au lycée. En effet, il devait repartir avec Alexia qui elle, terminait à 18H00.
Le jeune homme ne savait pas vraiment quoi faire. Il marcha durant une bonne dizaine de minutes et, dans il arriva dans le couloir où se trouvait les salles de géographie. Il décida de s'asseoir sur l'un des fauteuil qui était libre. Et se mit à patienter, tranquillement. Essayant de vaincre sa peur. En effet, il avait peur de parler à Alexia.
Après une autre dizaine de minutes, Guillaume entendit quelqu'un s'approcher. C'était Hélène. Elle aussi était seule et ne savait quoi faire.

Hélène :
- Salut...

Guillaume :
- Salut !

Elle aussi prit place sur l'un des fauteuils. Guillaume la regarda, elle ne semblait pas en pleine forme.

Guillaume :
- Ca va ?

Hélène :
- Ouais... j'ai... Je... Je peux te poser une question ?

Guillaume :
- Vas-y...

Hélène :
- Je... Je crois que je suis en train de tomber amoureuse... l'ennuie, c'est que... je ne sais pas comment le dire à Charles...

Guillaume :
- Comment ça ?

Hélène :
- Et bien... comme tu as pu le remarquer, il n'aime pas grand monde... Mais je ne voudrai pas qu'on se fâche pour ça, ça n'est déjà plus comme avant...

Guillaume :
- Ouais... et bien, s'il tient vraiment à toi, que vous vous faites confiance, il n'y a aucun problème... Il pourra l'accepter...

Hélène :
- J'ai une totale confiance en Charles... Même si nous nous sommes disputés, il n'a pas révélé tout ce que je lui ai confié... Mais, depuis, que tu es arrivé... il a changé... Avant, il n'était pas comme ça. Bon, il faisait des sales coups et il ne fallait pas le chercher, mais... je pouvais vraiment compter sur lui...

Guillaume :
- Je crois que tu l'a, ta réponse...

Hélène le regarda. En effet, elle avait sa réponse. Avant qu'elle n'eu le temps de lui dire ce qu'elle enisageait de faire, Guillaume lui demanda si, à son tour, elle pouvait l'aider. Elle acquissa d'un signe de tête.

Guillaume :
- Je dois parler à Alexia... ce soir. Elle a été honnête envers moi pour... une faute qu'elle a fait. Je me suis dit qu'à mon tour, je devrais être honnête envers elle... mais... j'ai peur...

Hélène :
- Peur !

Guillaume la regarda. Une larme coulait sur sa joue. Il avait demandé à sa mère de déménager pour fuir son passé et, voilà qu'après seulement quelques semaines passé ici, il devait déjà reparler de ce qu'il avait fait.
Alors qu'il allait expliquer à Hélène pourquoi il avait peur, sa montre se mit à sonner. Il sortit de sa poche une petite boite, pleine de comprimés. Il en prit un et le fourra dans sa bouche.

Hélène :
- C'est quoi ?

Guillaume :
- ... Justement... c'est de ça que j'ai peur... Il y a deux ans... je n'avais que 14 ans, mais, disons que le fait d'être riche m'est monté à la tête. Je me croyais tout permit et, d'ailleurs j'avais le droit de tout faire, mes parents s'en fichaient royalement...  j'étais comme Charles, j’enchainais les coups d'un soir... j'ai commencé super tôt maintenant que j'y pense... enfin bref. Je me suis mit à me droguer et, un mois avant que je ne décide de venir ici, j'ai fait une overdose... et, le fait de me droguer, ça n'est pas la chose la plus dangereuse que j'ai faite.

Hélène n'en revenait pas. Jamais elle n'aurait cru que Guillaume était ce genre de mec. Drogue, et donc, probablement alcool, voir pire.

Hélène :
- Pourquoi tu me dis tout ça ?

Guillaume :
- Parce que, c'est plus facile de te le dire à toi, plutôt qu'à Alexia... et encore, je ne te dis pas tout.

Hélène :
- Désolé mais là... je ne vois pas trop comment t'aider.

Guillaume se mit à sourire. Il ne voulait pas vraiment qu'elle lui dise comment s'y prendre, rien que le fait de l'avoir raconté l'avait aidé à se sentir mieux.
La sonnerie retentit enfin. Tout les deux n'avaient pas vu le temps passer. Après c'être dit au revoir, Guillaume partit rejoindre Alexia, et Hélène, rentra chez elle.

***

Il était 21H30, à quelques minutes près. Daniel et Pauline n'étaient pas rentrés chez eux. Tout les deux étaient assit à une table, dans le bar le plus "branché" de la ville. Daniel avait une bière à la main et Pauline, un simple sirop de citron.
Daniel avait cessé de saigner du nez mais, à la place, un bel œil au beurre noir était apparut. Pauline posa délicatement sa main sur sa joue et le caressa.

Pauline :
- Il ne t'a pas loupé...

Daniel :
- Peut-être, mais ça en valait le coup...

Pauline se mit à sourire. Au moins, elle n'aurait pas redouté l'instant où elle le dirait à son frère puisqu'il l'avait découvert lui même. Pauline s'approcha de Daniel, qui en fit de même puis, leurs lèvres s'unirent dans un long baiser. Baiser qui se termina lorsque le portable du jeune homme se mit à sonner.
Il regarda rapidement qui c'était puis, décida de ne pas répondre.

Daniel :
- Tu n'a pas peur que Charles nous fasse une crasse ?

Pauline :
- Non, s'il ta fait ça, c'est parce que au fond, il tient énormément à moi. Et nous savons tous comment tu es.

Daniel haussa les sourcils. Il ne comprenait pas ce qu'elle disait par là. Comment était-il ?

Pauline :
- Tu sais... A chaque fois que tu as été avec une fille tu a rompu sans prévenir.

Daniel :
- Ce n'est pas vrai !

Pauline :
- Si... mais t'inquiète, comme je suis prévenue, j'ai pris toutes mes précautions.

Pauline sourit et, embrassa une nouvelle fois Daniel.

***

Hélène, ce soir là, retourna à l'institue VINKIN. Elle avait, encore une fois, besoin de parler. De plus, elle avait le droit, et était la seul autorisé à voir Leonard jusquà 22H00. Il lui restait donc 30 minutes, et elle voulait en profiter.
Elle entra dans la chambre. Leonard était encore assit à la table, le jeu de petits chevaux toujours au même endroit. Hélène se douta qu'il n'était pas resté ici toute la journée mais, le fait qu'il n'ai rien rangé, et qu'il se soit assit ici prouva qu'il attendait qu'elle revienne.

Hélène :
- Salut Leo'.

Leonard la regarda et se mit à sourire, visiblement heureux de la revoir. Il acquissa d'un signe de tête puis, il tendis les dés à Hélène.

Hélène :
- D'accord, je joue vite fait... mais une partie...

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Il était enfin 22H00. Pauline rentra enfin chez elle. Contrairement à beaucoup de famille, ça n'étaient pas ses parents qui l'attendaient pour la disputer. Lorsqu'elle passa la porte, dans l'obscurité la plus totale, elle ne s'attendait pas à ce que quelqu'un l'attende. Elle se mit donc à sursauter lorsque la lumière s'alluma.

Charles :
- Où était tu ?

Pauline, qui fut soulagé que se soit lui et non en voleur, ne répondit pas à sa question. Elle retira sa veste, posa son sac et se dirigea dans la cuisine.

Charles :
- Tu étais avec lui c'est ça ?

Pauline :
- Oui.

Charles aurait préféré n'importe quelle réponse, mais pas ça. Il se mit donc à lui crier dessus.

Charles :
- Je t'ai interdit de le voir, tu sais comment il est...

Pauline se mit donc à crier à son tour.

Pauline :
- Justement, je sais comment il est et donc je sais à quoi m'attendre, pas besoin de me dire quoi faire...

Pauline, qui venait de se servir un verre d'eau monta dans sa chambre et s'enferma. Heureusement que leurs parents n'étaient pas là...

***

Il était enfin 22H00. Guillaume et Alexia venaient de terminer de diner. La mère du jeune homme était déjà partit se coucher alors que les deux adolescents restaient dans le salon, sur le canapé, en effet, Guillaume voulait parler à sa copine.

Alexia :
- Bon, ta mère est partie se coucher, tu va enfin me dire ce qui se passe ? Tu es bizarre depuis ce matin.

Guillaume :
- Oui, je... c'est à propos de ce que tu m'as dit.

Alexia détourna son regard. Elle s'en voulait profondément de ce qu'elle avait fait. Pourtant, elle n'éprouvait aucun attirance envers Charles.
Guillaume remarqua qu'elle se sentit mal à l'aise.

Guillaume :
- Non, je... je ne t'en veux pas, vu les circonstances tu... tu avais peur et... de toute façon je ne t'en veux pas...

Alexia le regarda de nouveau.

Guillaume :
- Si je voulais te parler, c'est parce que, moi aussi, j'ai des choses à te dire...

***

Il était enfin 22H00. Hélène rentra chez elle. Elle déposa son sac et s'avança dans la salle à mangé. Sa mère était assis à la table, une assiette devant elle. Une assiette dans laquelle ne se trouvaient qu'une feuille de salade et une cuillère de carottes râpés. A priori, elle n'y avait pas touché. En effet, la mère d'Hélène était une ancienne mannequin. Elle avait prit sa retraite il y a trois ans.
Pour beaucoup, elle était anorexique. Elle avait cessé de mangé normalement à l'âge de 16 ans, lorsqu'elle accoucha. Agé de 35 ans, elle n'avait toujours pas vaincu cette maladie.
Hélène s'approcha d'elle et lui lança un regard noir. Elle prit l'assiette et se dirigea dans la cuisine.

Hélène :
- Je ne pense pas que tu va manger ça. Je les remets au frigo, pas besoin de gâcher.

Hélène sortit de la cuisine, sa mère était toujours assise.

Hélène :
- Tu va bouger oui ? Au lieu de rester assise avec ton air béat...

Clémence :
- Je t’interdis de me parler comme ça, je suis ta mère.

Hélène :
- Agit comme tel alors.

La mère d'Hélène se leva, elle flottait dans sa robe. Elle se dirigea dans le salon.

Clémence :
- Et où était tu d'ailleurs.

Hélène :
- Je suis passé voir Leonard.

Clémence :
- Encore ! Tu ne peux pas le laisser tranquille un peu. Pourquoi tu vas dans ce centre pour handicapé toutes les semaines...

Hélène :
- Tu ose me demander pourquoi !

Hélène et sa mère étaient encore en train de se disputer. Elles ne c'étaient jamais vraiment entendue. Hélène, jusqu'à ses 13 ans a vécu avec sa nourrice. Sa mère était bien trop occupée à défiler à travers le monde, et ça, elle ne le lui pardonnera jamais.

Clémence :
- Tu as des amis normaux et tu passe tout ton temps libre avec cet handicapé...

S'en était trop pour Hélène, elle se mit à hurler sur sa mère comme jamais elle ne l'avait fait.

Hélène :
- MAIS C'EST MON FRERE...

 

 

 

Ecrit par Tom               

 

    

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Commentaires (1)

1. Kea 19/09/2010

Super le déroulement de l'histoire : j'adore. tout ces secrets qui se dévoilent, ces relation entre les personnages.. vrmnt trop bien.
Puis, ton style s'amméliore de plus en plus. ça devient facile à lire =)

9/10 (pk 9? car rien n'est parfait ^^)

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